MIRACLES ET PROPHÉTIES: La COVID 19 a-t-elle été prophétisée par des mystiques…Qu’est-ce qu’une prophétie ?

La pandémie du covid-19 est considérée par beaucoup comme la plus grave crise au niveau planétaire depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale en raison de son ampleur et possibles conséquences non seulement sanitaires mais aussi socio-politiques.

 

Cette évaluation semble partagée par des commentateurs dont les points de vue divergent pourtant radicalement : d’un côté nous avons des partisans d’une « Grande Remise à zéro », idée du fondateur du Forum Economique Mondial Klaus Schwab

 et de Thierry Malleret, fondateur du Monthly Barometer, qui estiment que « le monde tel que nous l’avons connus au début de l’année 2020 n’est plus, dissous dans le contexte de la pandémie »  et que « les possibilités de changement et le nouvel ordre qui en résulte sont désormais illimités ». 

Selon Schwab, « La pandémie représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour repenser, réinventer et réinitialiser notre monde » …

 De l’autre côté nous trouvons des voix qui tirent la sonnette d’alarme précisément par rapport à ce « nouvel ordre », voyant dans la pandémie un prétexte pour l’imposition de mesures liberticides et une sorte de dictature globale apparemment bienveillante mais totalitaire, évoquant les dystopies d’Orwell ou Aldous Huxley.

 Curieusement, voyant les différences abyssales qui les séparent aux niveaux philosophique et religieux, les deux camps s’accordent sur le fait que la pandémie n’est pas une crise sanitaire comme les autres, mais qu’elle marque un véritable changement d’époque.

Dans ce contexte troublant, les lecteurs de révélations privées se sont naturellement posé la question de savoir si la pandémie avait été prophétisée, par qui, et quelle serait sa signification.

 Il serait évidemment risqué de vouloir donner une réponse définitive à ces questions, surtout étant donné que des prédictions génériques de l’avènement de diverses maladies et fléaux existent depuis les temps bibliques. Une connaissance rudimentaire de l’Apocalypse et des discours eschatologiques de Jésus (Matthieu ch. 24, Luc ch. 21) suffit par ailleurs pour produire une « prophétie » à ce sujet à partir d’une imaginaire religieuse pré-formée.

 

Pourtant, les écrits prophétiques de la Bible, tout comme les mystiques approuvés du passé, peuvent commenter les actualités de leurs temps et la vie des nations.

 

Le fait qu’un « message » touche à un sujet sensible tel que les intérêts géopolitiques, l’influence de la franc-maçonnerie dans les structures gouvernementales et ecclésiales… ou bien la gestion de la crise sanitaire, n’est pas nécessairement une indication en soi que le message concerné soit dû au seul mécanisme de projection. Souvent, l’indication principale d’une origine purement humaine n’est pas la thématique, mais le ton (celui de certains « messagers » nord-américains ressemble plus aux médias conservateurs tels que FoxNews qu’aux locutions de la Tradition mystique !).

Prédire l’arrivée d’une pandémie globale n’est pas nécessairement une indication en soi d’un charisme prophétique authentique : sinon on devrait ranger un Jacques Attali parmi les prophètes, étant donné qu’il avait déjà parlé très concrètement de la possibilité d’une pandémie et de ses implications radicales au niveau socio-politique en 2009 au moment de l’épidémie de la grippe porcine. Attali base ses propos sur une analyse des épidémies du passé récent et lointain et de leur capacité de générée une « peur structurante » pour l’avenir des sociétés – analyse systémique certes contestable (pour beaucoup de commentateurs, Attali semble prôner l’utilisation d’une crise sanitaire pour des fins d’ingénieurie sociale), mais tout à fait rationnelle, aux antipodes de considérations d’ordre mystique !

En essayant de voir si des mystiques généralement considérés comme des voix sérieuses auraient prédit la pandémie actuelle, on constate qu’il y a eu de nombreuses prédictions suggérant que les épidémies à grande échelle (dont le covid-19 ne serait peut-être que la première) feront partie intégrante de la Fin des Temps, que la science aura du mal à les contrer et sera même impliquée dans leur propagation dans le cadre de recherches sur les armes bactériologiques.

Citons quelques extraits des messages transmis par Pedro Regis à Anguera au Brésil:

(la Vierge Marie): « La ruine des hommes a été préparée par ses propres mains. Les hommes instruits se sont réunis et ont préparé la destruction en laboratoire.«  (Message n° 2487, 24 février 2005)

« Les hommes ont préparé le virus de la mort et Mes pauvres enfants connaîtront de grandes souffrances. Il n’y aura pas de barrières pour contrer son avance. » (Message n° 2594, 25 octobre 2005)

« Voici les temps des grandes tribulations. Une épidémie se répandra dans diverses nations et Mes pauvres enfants connaîtront une lourde croix.«  (Message n° 2626, 10 janvier 2006)

« Une maladie viendra et sera pire que tout ce qui a jamais existé. Les hommes seront contaminés et des millions de cadavres seront dispersés partout.«  (Message n° 2719, 12 août 2006)

Dans les locutions reçues par le moine colombien Agustin del Divino Corazon, co-fondateur de la congrégation des Serviteurs de Réparation aux Sacrés-Coeurs, nous trouvons des messages allant dans le même sens, ainsi que des indications de remèdes naturels là où la science serait impuissante :

(Marie) : « La flamme de l’Amour Saint et Divin se répandra dans le monde entier. La flamme de l’Amour Saint et Divin brûlera pendant les trois jours d’obscurité. La flamme de l’Amour Saint et Divin servira à chasser les épidémies, les pandémies, qui se produiront dans cette fin des temps. » (20 juin 2009)

« Ayez une réserve suffisante de l’huile de San José, car une grande épidémie est sur le point de arriver et c’est la médecine de Dieu qui vous guérira. Je vous demande de faire pousser suffisamment de violette; ce sera le seul remède, qui guérira des fièvres très fortes. » (30 mars 2011)

« […] un fléau bien pire que le SIDA s’ensuivra bientôt ; fléau qui causera des ravages à une humanité séparée et éloignée des voies de Dieu ; fléau qui fera tituber de peur beaucoup de personnes qui sont dans le péché mortel ; fléau qui interpellera la science, la menant à une investigation approfondie, car on ne trouvera pas le remède, on ne trouvera pas les moyens de le contrer. » (4 septembre 2011)

Les messages donnés à Sulema, voyante salvadorienne habitant au Québec, parlent eux aussi du danger de nouvelles maladies créées à des fins eugéniques :

(Marie): « […] Regarde, il y a aussi de nouvelles maladies créées par l’homme car on veut réduire l’humaine, on veut la réduire par toutes sortes de moyens, à tout prix, au détriment des innocents. […] » (1er mars 2011)

 
 

Quelle serait la relation entre ces messages et le SARS-Cov2 ? 

 Si de tels avertissements prophétiques méritent pourtant d’être pris au sérieux, c’est peut-être parce qu’ils offrent une grille de lecture plus large pour les développements actuels, grille selon laquelle le coronavirus pourrait être le précurseur de maladies beaucoup plus graves dans un avenir proche.

Cependant, dans les dernières années, nous pensons quand même pouvoir identifier au moins trois sources (Eduardo Ferreira au Brésil, Luz de Maria de Bonilla en Argentine et Gisella Cardia en Italie, tous les trois stigmatisés [5]), dont les messages au sujet d’une épidémie sérieuse semblent avoir été suffisamment spécifiques pour suggérer qu’elles ont réellement prophétisé l’arrivée du covid-19.

 

 D’autres voix prophétiques ont également eu des locutions ou visions ponctuelles concernant la pandémie (Edson Glauber, Vassula Rydén, Francine Bériault (« La Fille du Oui à Jésus »), la voyante américaine Jennifer, Valentina Papagna (Australie)…). Ce sont néanmoins Eduardo Ferreira, Luz de Maria de Bonilla et Gisella Cardia qui à notre connaissance semblent avoir reçus les commentaires les plus détaillés à ce sujet. 

 
 

Qu’est-ce qu’une prophétie ?

La prophétie véritable est une communication de Dieu

« La prophétie est premièrement et principalement un acte de connaissance; en effet les prophètes connaissent les réalités qui échappent à la connaissance ordinaire des hommes. Aussi peut-on dire que le nom de  » prophète  » est composé de pro, c’est-à-dire « loin » et de phanos qui signifie « apparition », parce que les prophètes voient apparaître ce qui est éloigné. » explique ainsi Saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique, IIa IIae, Qu.171, art.1)

Le mot français « prophète » tire son origine du verbe grec phèmi (« dire »), précédé de la préposition pro (« au nom de » ou « devant »). Ainsi, le prophète biblique est celui qui parle au nom de Dieu, mais jamais en son propre nom. Il est celui qui manifeste la volonté divine. Le mot hébreu le plus fréquemment utilisé dans la Bible est celui de « nabi » : le « parleur » ou « l’appelé » : celui qui parle parce que Dieu l’a envoyé en mission. Deux mots importants désignent aussi le « prophète » : « homme de Dieu » (ou « familier de Dieu »), ou encore « voyant », « visionnaire », celui qui a une « vision » (cf. 1 S 9, 9, etc.).

– Les prophètes sont les êtres de la parole de Dieu (« la Parole de Yahweh fut adressée à…), ceux qui la transmettent aux hommes, dans le contexte culturel et religieux de leur temps. Autrement dit, le vrai prophète est celui qui accepte de prêter à Dieu sa bouche et son corps, de lui donner sa vie.

La prophétie ne doit pas se confondre avec la divination

– Il existe un risque très sérieux de confusion sémantique lorsqu’on évoque les prophéties, parce qu’une prophétie au sens judéo-chrétien du terme n’est ni le dévoilement (organisé de façon rituelle) d’un avenir plus ou moins lointain, ni la description de faits futurs que Dieu aurait décidé par avance sans se soucier des hommes (prédiction).

– Dans l’histoire de l’humanité, il a existé bien des formes de prédictions qui ont été, selon les cas, jugées d’origine « surnaturelle ». Mais ces soi-disant « révélations » de l’avenir étaient le plus fréquemment le fait de personnages spéciaux, considérés comme des spécialistes des forces invisibles et de l’au-delà, doués de « capacités » qui en faisaient des êtres situées au-dessus des gens habituels, ce qui n’est absolument pas le cas des prophètes bibliques et chrétiens, qui, quant à eux, ne jouissent d’aucun « pouvoir » personnel mais reçoivent tout de Dieu dont ils ne sont que les humbles instruments.

Les Etrusques ont largement pratiqué « l’art divinatoire »

Ovide croit que les arts divinatoires tirent leur origine d’un personnage nommé Tagès, créature à forme humaine constituée à d’une portion de terre, découverte dans un champ par un laboureur tyrrhénien. Tagès aurait enseigné aux Etrusques l’art de dévoiler l’avenir (Ovide, Métamorphoses, 450). De fait, la civilisation étrusque a largement pratiqué les arts divinatoires. Le statut et le rôle des augures étaient consignés dans un livre officiel, l’Etrusca disciplina. Cet ouvrage consignait aussi tous les signes « révélés » par magie et divination. 

Les Egyptiens, les Grecs et les Romains faisaient de même

Selon Plutarque, Numa Pompilius, mort en 673 avant notre ère, serait né le jour de la fondation de Rome. Il rencontrait Egérie la nuit, près d’une source située dans un bois « sacré », qui lui aurait dévoilé l’avenir politique de son règne. Ovide racontera que plus tard, après la mort de Numa, Egérie, inconsolable, fut transformée en source par la déesse Diane. En réalité, Numa s’adonnait à l’hydromancie, l’art de la divination au moyen de l’eau, comme l’avait bien vu saint Augustin. Cette forme de divination était une survivance du culte sumérien voué à Enki, dieu de l’eau et des prédictions.

Les augures et les égéries étaient chargées de prédire l’avenir dans la religion romaine. Des prêtres interprétaient les phénomènes météorologiques comme des signes de la volonté de Jupiter en particulier.

Autour du peuple juif, la Mésopotamie (archives du royaume de Mari, vers 2000-1750 avant J.C.), l’Egypte pharaonique et le monde grec (sanctuaire de Delphes) ont leurs devins ; ce sont fréquemment des personnages importants, jouissant de statuts particuliers. Ils consultent les « divinités » avant que les souverains prennent une importante décision, comme déclarer une guerre par exemple. L’Ancien Testament fait allusion à ces personnages respectés, comme par exemple, le devin des Ammonites (Nb 22-24) ou les « prophètes » de Baal, rivaux du prophète Elie (1 R 18).

L’oracle du temple d’Apollon à Delphes, connu sous le nom de Pythie (ou Pythonisse), est l’un des cas de divination les plus célèbres de l’Antiquité

« Pythie » proviendrait du mot « python », serpent vivant dans une grotte, près de ce sanctuaire (certains pensent que ce nom proviendrait de « Pytho », le nom archaïque de la ville de Delphes). Les prêtres choisissaient des jeunes filles vierges, de condition modeste, pour qu’elles servent d’intermédiaire entre les hommes et les dieux. Après s’être purifiée, la pythie, tenant un rameau dans les mains, devait ingérer des feuilles de laurier (dits « Laurier d’Apollon ») en les mastiquant, ce qui permettait chez elle une « élévation » spirituelle nécessaire pour recevoir les prédictions. En fait, la consommation des dites feuilles provoquait des hallucinations visuelles et auditives ! On évoquait aussi la présence de vapeurs en provenance de la roche qui seraient le signe de la présence des dieux. Les « oracles » ainsi communiqués à la pythonisse, étaient « interprétés » par les prêtres, ces « messages » restant incompréhensibles aux gens normaux, ce qui est, notons-le au passage, complètement contraire aux messages prophétiques chrétiens. Platon estimait que les pythies de Delphes ont rendu « à la Grèce nombre de beaux services. » (Platon, Phèdre, 244.)

De son côté, Cicéron ne tarit pas d’éloge face à ces pratiques : « Quelle est la nation, quelle est la cité, dont la conduite n’a pas été influencée par les prédictions qu’autorisent l’examen des entrailles et l’interprétation raisonnée des prodiges ou celle des éclairs soudains, le vol et le cri des oiseaux, l’observation des astres, les sorts ? […] Quelle est celle que n’ont point émue les songes ou les inspirations prophétiques ? » (Cicéron, De la divination, I, 6.)

Notre époque est encore remplie de ces pratiques de divination 

– Les « voyantes », chiromanciennes, médiums, astrologues et autres diseuses de bonne aventure, ont une activité qui génère chaque année dans le monde actuel des dizaines de millions d’euros. Elles sont les héritières en voie directe des pratiques divinatoires de l’Antiquité égyptienne, grecque et romaine, avec, ici et là, une adaptation au vocabulaire contemporain.

– Dans le langage commun, on confond « voyantes » (Madame Soleil…), « devins », « devineresses » et autres « pythies » de l’Antiquité. Même Nostradamus (XVIème siècle) est rangé parmi les « prophètes ». 

A l’inverse, prédire l’avenir est considéré par le peuple d’Israël puis par l’Église comme une forme d’idolâtrie car Dieu est seul maître du temps et de l’histoire

Réduire une prophétie à une description pure et simple d’événements à venir revient à écarter la liberté, la providence et la sagesse divine de l’évolution du monde. Marthe Robin, à qui on a prêté de nombreuses prophéties, disait : « Je ne sais rien, sauf une chose : que l’avenir, c’est Jésus. » (Jean Guitton, Portrait de Marthe Robin, Grasset, 1958, p. 107). 

Les prophéties authentiques, comme celles contenues dans la Bible sont une « sorte de perspective divine » dans le cadre de l’alliance que Dieu propose à l’humanité (expression de Jean Guitton, à propos de Marthe Robin, 1958). 

L.C.

SOURCE

https://prophetiespournotretemps.mariedenazareth.com/

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