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«Vaincre ou mourir » : un succès populaire porté par les critiques médiatiques

Le film qui retrace l’épopée héroïque de Charrette, leader charismatique de la guerre de Vendée, a trouvé son public, malgré ou grâce au déchaînement de la presse contre lui.

« Avez-vous vu "Vaincre ou mourir" ? Ce film a petit budget (3,5 millions d'euros et tourné en 18 jours), massacré par la critique, est toujours à l'affiche. Ce qui déplaît aux bien pensants, c'est la vérité qui est décrite sur ces évènements et l'ignominie du pouvoir de l'époque. » - Un citoyen

A sa sortie, ce film produit par le Puy-du-Fou a été dénoncé comme manichéen, réactionnaire et partial par certains médias. « Vaincre ou mourir » retrace l’histoire de la guerre de Vendée ; voici son synopsis :

  1. Voilà trois ans que Charette, ancien officier de la Marine Royale, s’est retiré chez lui en Vendée. Dans le pays, les promesses de la Révolution française laissent place à la désillusion. La colère des paysans gronde : ils font appel au jeune retraité pour prendre le commandement de la rébellion. En quelques mois, le marin désœuvré devient un chef charismatique et un fin stratège, entraînant à sa suite paysans, femmes, vieillards et enfants, dont il fait une armée redoutable car insaisissable. Le combat pour la liberté ne fait que commencer…

Interrogé par Famille Chrétienne, l’historien Reynald Secher, auteur de Vendée, du génocide au mémoricide, n’est pas surpris par la virulence des critiques. Car le film va à contre-courant de la présentation habituelle de la guerre de Vendée, « vue comme une simple guerre civile. Les Vendéens auraient été punis car ils avaient osé s’insurger contre une république bonne et généreuse pour défendre cet affreux régime qu’était a monarchie.

La thèse et l’ouvrage de Reynald Secher, très controversés également lors de la sortie en 1985, défend l’idée d’un « génocide vendéen ». Pour l’historien, il y avait « un système d’extermination » conçu au plus haut sommet de l’Etat, par le comité de salut public et Robespierre. « Il a été voté en pleine conscience et unanimement, ce qui s’est traduit par trois lois (…) ». Selon lui, « les vendéens ont été tués non pas pour ce qu’ils ont fait mais pour ce qu’ils sont » ; l’historien étudie la Vendée comme « la matrice de tous les systèmes totalitaires ».

Un point de vue similaire à celui de « Vaincre ou mourir ». Critiquer la Révolution française et surtout la république serait-il si dérangeant ?…Sujet tabou, d’autant plus amplifié par la valorisation de l’identité et des peuples régionaux…Mais cette large couverture médiatique à charge a finalement bénéficié au film : malgré sa faible diffusion, le nombre de copies a dû passer de 180 à 235. Car les spectateurs remplissent les salles : alors que la production tablait sur un maximum de 100 000 entrées, le film en est au double.

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